La Ferme de Thimister

Leur histoire

David Jolet, fils de notre ancienne collègue Jeanine, a repris la ferme de Thimister en 2023 avec un objectif clair : produire des aliments bio de qualité dans un modèle coopératif.

David a choisi un modèle polyvalent : élevage de bovins (pour leur viande), de poules et de poulets. Un élevage de moutons et la vente des fruits du verger sont aussi prévus. Il possède le label bio pour son élevage de poules depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.

L’équipe est toute petite, David emploie une personne à temps plein et une autre à 3/5e, et il reçoit beaucoup d’aide de sa famille.

La ferme accueille également d’autres producteur·ices dans un ancien hall industriel, dont notre meunier Histoire d’Un Grain et un atelier de boulangerie. Un apiculteur et une brasserie rejoindront bientôt le projet.

Les poules

David avait d’abord envisagé un poulailler mobile, mais le terrain est trop irrégulier. Il a donc choisi de transformer un ancien bâtiment pour vaches en plusieurs poulaillers avec accès extérieur.

À terme, il souhaite disposer de 5 poulaillers : 4 pour les pondeuses et 1 pour les poulets. Le système prévoit 3 poulaillers de pondeuses en production et 1 pour les poulettes en début de ponte, afin d’assurer une production d’œufs continue, grâce à un roulement entre les groupes.

C’est un modèle sur mesure, offrant une production plus régulière, mais avec un investissement presque deux fois plus important.

Un poulailler =

  • 750 poules (contre environ 6 000 en conventionnel)
  • 150 m² à l’intérieur
  • 3 500 m² à l’extérieur
  • Environ 5 000 œufs par semaine

Nourriture

Les poules sont nourries avec de la farine bio provenant de chez SCAR, situé à Herve, à seulement 5 km de la ferme. C’est une farine bio de grande qualité, sans colorant, dont les mélanges sont adaptés toutes les trois semaines selon les besoins des poules (ex : ajout de vitamine C, de protéines…).

Les céréales sont cultivées en Belgique et dans le nord de la France, et non en Europe de l’Est comme c’est généralement le cas dans les gros élevages.

Bien-être animal

David accorde une grande attention au bien-être des poules et veille à éviter le harcèlement.

Les poules ont accès à un grand parcours extérieur, où 310 arbres fruitiers ainsi que des haies ont été plantés. Un tiers du parcours est couvert par des filets, ce qui permet aux poules de continuer à sortir même en période de grippe aviaire.

À l’intérieur, différents aménagements sont ajoutés : bottes de luzerne, pierres de silex et sciure. Cela permet aux poules de gratter le sol, de s’occuper et de faire des nids.

Points de vente

Les œufs sont vendus en direct dans son épicerie à la ferme, ainsi que dans quelques petits commerces locaux (boucheries, boulangeries, et chez nous).

Vaccination?

Il achète ses poulettes à un éleveur flamand, où elles sont vaccinées, ce qui est difficilement évitable à ce stade. Cependant, une fois qu’elles arrivent à Thimister, elles ne sont plus vaccinées. Le fait de disposer de plusieurs poulaillers séparés permet de limiter la propagation d’éventuelles maladies dans l’ensemble de l’élevage.

Pourquoi travaillons-nous ensemble?

David développe un projet unique en Wallonie, avec une approche à taille humaine et un modèle d’élevage innovant. C’est une évidence pour nous de soutenir les nouveaux producteurs engagés dans une agriculture plus durable et transparente.

Il maîtrise lui-même l’ensemble de la chaîne de production (à l’exception des naissances) : élevage, tri des œufs et livraison. Et nous travaillons en direct avec lui, ce qui permet une relation directe et un véritable circuit court transparent. C’est exactement le type de projet que nous souhaitons favoriser!

Equilibre, huile paysanne

Leur histoire

Nicolas Ancion est fils et petits-fils d’agriculteur bio à Saive (Blégny). Son grand-père avait une ferme laitière (qui n’existe plus aujourd’hui) et son père exploitait de grands cultures conventionnelles. Nicolas reprend la ferme à son tour, avec le défi de passer l’exploitation en bio, tout en diversifiant ses activités : grandes cultures bio et élevage de poulet fermier en plein air. Premier producteur wallon de tournesol bio, il a également créé la savonnerie Oodima qu’il a ensuite transmise à Stéphane et Sylvie, qui transforment son huile de tournesol.

Depuis 2022, il a créé la filière “Equilibre” qui rassemble une quinzaine d’agriculteurs wallons pour mutualiser leurs récoltes, les presser dans le Hainaut sous forme d’huile puis la commercialiser en leur garantissant un prix juste.

Leurs produits

Huile de tournesol bio

Nicolas cultive du tournesol bio sur ses champs à Saive, en rotation avec des légumineuses et des céréales destinées à l’alimentation animale (blé, orge, avoine). Après avoir fait pousser un engrais vert, il sème en plein champ au printemps et n’ajoute rien d’autre que le fumier de ses propres poulets. Les ruches de “Une abeille en Basse-Meuse“, installées dans ses champs, bourdonnent de pollinisateurs qui butinent de fleur en fleur. Entre septembre et novembre, quand les tournesols ont séché sur pied, il les récolte et les fait presser.

Les graines de tournesol passent dans un broyeur qui en extrait une huile 100% vierge, par pression mécanique uniquement, sans solvants ni chaleur, ce qui préserve l’entièreté des valeurs nutritives. Le tourteau (résidus de la presse) est donné à ses poules ou aux vaches de la Ferme Counasse dont nous vendons le fromage.

Une huile à déguster crue ou utiliser en cuisson

La variété utilisée par Nicolas produit une huile de tournesol oléique : contrairement à l’huile de tournesol linoléique largement répandue (95% des surfaces européennes de tournesol), elle peut être chauffée sans risque pour la santé. Non raffinée ni désodorisée, ses bienfaits sont comparables à ceux de l’huile d’olive. Elle s’oxyde moins vite, pour autant qu’elle soit conservée à l’abri de la lumière, idéalement au frigo. Ses utilisations sont nombreuses et variées : en vinaigrette, à la poêle, au four, dans une mayonnaise,…

L’huile de tournesol wallonne est donc équivalente à l’huile d’olive, mais moins chère ! Cependant, pensez à varier les sources d’huiles (tournesol, colza, lin) en cuisine pour garder une alimentation équilibrée.

Huile de lin bio

Le lin donne une jolie petite fleur bleue au printemps, qui ne fleurit les champs qu’une seule journée ! La majorité du lin produit en Belgique est destiné à l’industrie textile. Pour l’alimentation humaine (graines entières ou sous forme d’huile), c’est une autre variété qui est cultivée, le lin oléagineux, qui est majoritairement produit au Kazakhstan, le plus grand producteur mondial.

Grâce à Equilibre, cette culture est désormais relocalisée en Wallonie ! Pour cette première production, le lin vient de la coopérative CultivAé, basée en Hesbaye. Ensuite, les prochaines récoltes à partir de 2026 viendront de parcelles d’Equilibre situées dans le Hainaut.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

En relocalisant en Wallonie des cultures d’oléagineux oubliées ou dominées par les importations, la filière Equilibre, en fonctionnant en circuit court, rémunère correctement les agriculteurs tout en permettant aux mangeurs et mangeuses de se nourrir sainement avec une huile de qualité, produite à deux pas de chez nous !

Une partie de l’équipe des Petits Producteurs en visite chez Nicolas Ancion (au centre) le 29 juin 2023

WalliFungi

Leur histoire

Florence et Etienne se sont rencontrés lors d’une formation en maraîchage et se sont rejoints sur l’envie de faire pousser à manger mais sans les contraintes physiques du travail au sol. La culture de champignons sur des étagères est apparue comme une évidence! À partir de blocs de substrats composés de sciure de bois produits à Villers-le-Bouillet, ils font “fructifier” le mycélium dans l’atmosphère contrôlée de leur cave située en plein cœur du quartier Saint-Léonard, à Liège. Cette culture atypique demande une précision qui passionne Etienne, et lui donne un petit air de Breaking Bad avec son masque filtrant. Les champignons ne sont pas certifiés bio mais ne sont pas traités, rien n’est ajouté au substrat. Ici, contrairement aux cultures industrielles, ils ne “forcent” pas les champignons, ils leur laissent le temps de pousser à son rythme et concentrer saveurs et bons nutriments.

Le saviez-vous ? Pour que le mycélium se mette à fructifier et donner un champignon, il faut lui faire croire que c’est l’automne. On lui fait donc subir un choc thermique (changement de température de la pièce) mais aussi physique (les secouer, tout simplement), pour imiter la chute d’un arbre! À l’origine, les shiitakes étaient cultivés sur des bûches, qu’on tapait pour stimuler la production.

Leurs champignons

Les variétés cultivées se succéderont au fil des saisons: shiitake d’abord, puis pleurotes eryngii et enfin Lion’s Mane (hydne hérisson).

Les shiitakes

Connu depuis des millénaires en Asie, le shiitake est le deuxième champignon le plus cultivé au monde. Caractérisé par une saveur “umami” boisée, légèrement fumée avec des notes de noisette, il est l’un des champignons les plus fermes qui existe. De plus, ses nombreux nutriments apportent d’excellentes propriétés nutritionnelles.

En pratique

  • Ne le lavez pas (il se gorgerait d’eau), éventuellement le brosser pour retirer les impuretés.
  • Cuisez-le impérativement (il peut être allergène s’il est mangé cru).
  • Son chapeau est charnu alors que son pied est souvent plus ferme, il est conseillé de le retirer, l’émincer finement ou l’utiliser en bouillon ou en sauce.
  • Comment le cuisiner ? Grillé avec un peu d’huile ou un filet de sauce soja, intégré dans des risottos (découvrez notre recette de risotto aux shiitakes avec uniquement des ingrédients du magasin), poêlées et soupes (ramen).
  • Conservez-le 7 à 10 jours au frigo, idéalement dans un sac en papier (ne le lavez pas avant stockage)
  • Vous ne le mangez pas rapidement? Congelez-le après l’avoir blanchi quelques minutes.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Florence et Etienne sont de véritables passionnés qui ont à cœur de produire des champignons savoureux et remplis de nutriments. Actuellement ils se concentrent sur la dernière étape, la plus importante, celle de la fructification. À terme, ils souhaitent maîtriser tout le processus de préparation du substrat et inoculation du mycélium. De vrais puristes !
Puis les champignons ne font que quelques kilomètres avant d’arriver dans nos magasins, difficile de faire plus local !

Ferme Tri Dieu

Leur histoire

La Ferme du Tri Dieu est une ferme agricole et fromagère située à Bilstain, près de Limbourg. Le lait est produit sur place, et ensuite transformé en fromages au lait cru.

Dans la famille, on est agriculteur·ices depuis trois générations. Le père de Vincent s’installe à Bilstain dans les années 1950, et Vincent l’aide dès son plus jeune âge. Il rejoint officiellement l’exploitation en 2002 et la reprend en 2015. Son père reste toutefois très présent et continue à l’aider activement.

Sensible aux enjeux environnementaux et à la qualité de son lait, Vincent fait rapidement le choix de l’agriculture biologique. Après deux années de conversion, la ferme obtient officiellement le label bio en 2018.

La fromagerie
En 2018, Vincent et son épouse Stéphanie suivent ensemble des cours en transformation du lait. Leur objectif n’est pas de devenir fromager·es, mais de comprendre l’ensemble du processus. Lors de la formation, ils rencontrent une personne désireuse de s’occuper de la transformation du lait. C’est ainsi que naît la fromagerie du Tri Dieu, installée au départ dans un simple container.

Après des débuts difficiles et une mise en pause fin 2020, la fromagerie redémarre en 2021 avec l’arrivée d’Anthony, diplômé de l’école hôtelière Notre-Dame à Heusy. Pour accompagner ce renouveau, de nouveaux locaux sont construits en 2022.
Aujourd’hui, l’équipe se compose de Vincent et Stéphanie, d’Anthony (fromager à temps plein) et de Fabienne (vente en magasin et aide à la préparation des yaourts).

En 2025, le travail de toute l’équipe est récompensé par trois médailles d’or au Belgian Cheese Awards, pour : le “Nez de Napoléon”, le “Tri Dieu”, et la “Tomme de Bilstain fumée”.

Une attention particulière à la qualité du lait et au bien être animal
Vincent accorde une importance essentielle à la qualité du lait. Ses fromages sont faits à base de lait cru, issu de son propre troupeau (environ 20 % de sa production).

La ferme compte près de 70 vaches (Holstein et Montbéliardes), réparties sur 60 hectares de prairies, dont 40 hectares de pâturage directement accessibles depuis l’étable. Les vaches pâturent dès le mois de mars, passent les nuits dehors à partir de mai et rentrent progressivement à l’intérieur à l’automne. Leur alimentation repose principalement sur l’herbe des pâturages, complétée par du tourteau de La SCAR (Herve) et, ponctuellement, du maïs bio de Warsage. Les naissances ont lieu toute l’année, sans planification.

La ferme a planté 8 km de haies et 174 arbres fruitiers hautes tiges pour apporter de l’ombre au vaches, favoriser la biodiversité, et éventuellement diversifier leurs activités sur le long terme.

Leur produits

  • Tomme de Bilstain fumée
  • Tomme de Bilstain au poivre

Deux fromages idéaux pour la raclette.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Nous travaillons avec la Ferme du Tri Dieu parce que toute l’équipe accorde une attention particulière à la qualité des produits, au bien-être animal et au respect de l’environnement. Tout est réalisé sur place, à partir du lait de la ferme, et les animaux ont une alimentation bio et locale.

De plus, nous travaillons avec eux en direct, ce qui garantit un véritable circuit court!

Le Fromager Ardent

Son histoire

Derrière Le Fromager Ardent se cache Manu Fraiture, un fromager passionné qui transforme du lait cru bio dans son atelier à Herve.

Pendant la crise du COVID, il décide de quitter son métier d’ingénieur pour vivre pleinement sa passion. Il souhaite se rapprocher de la terre et nourrir le monde avec des produits authentiques. Il suit alors plusieurs formations afin de maîtriser la transformation du lait.

En 2024, son projet prend vie : il lance officiellement sa fromagerie et transforme du lait cru de haute qualité en fromages uniques, reflets de sa région, de son amour pour le savoir-faire artisanal et de sa créativité.
En novembre 2024, sa fromagerie obtient la certification BIO 🌱

Manu fabrique ses fromages dans son atelier à Herve, puis les affine dans des caves enterrées. Ces caves offrent des conditions idéales pour l’affinage : une humidité naturelle et une température fraîche.

Il travaille exclusivement avec du lait de vache cru et bio. Pour cela, il collabore avec un producteur de confiance : Michaël Gilliquet, qui possède une petite ferme biologique spécialisée dans le lait de foin à Aubel. Les vaches y sont nourries principalement à l’herbe fraîche et au foin, sans aliments fermentés. Ce mode d’alimentation garantit un lait plus aromatique, plus stable et plus respectueux de l’environnement.

Ses Produits

L’Ardent Piment -> Un fromage au lait cru de vache, onctueux, à la saveur franche et fruitée, relevé de subtiles notes grillées et fumées.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Manu est un producteur passionné qui accorde une grande importance à la qualité de ses produits. Il perpétue les savoir-faire artisanaux tout en y ajoutant sa touche d’originalité.

Il est transparent sur l’ensemble de son processus de production. Il collabore avec un petit producteur local pour le lait et s’occupe lui-même du reste du processus : transformation, affinage et emballage.

Benoît et Pierre-Olivier d'Agronuts © EDA

Agronuts

Leur histoire

Saviez-vous que chaque année, des centaines de tonnes de noisettes sont importées de Turquie ou d’Italie, pour la fabrication de pralinés et de biscuits notamment? Les noisetiers ont toujours été présents en Belgique dans les sous-bois, mais avec la hausse des températures globales, il est aujourd’hui possible de cultiver des noisettes sèches dans notre pays.

En 2015, Benoît, fils d’agriculteur depuis 6 générations à Fosses-la-Ville (province de Namur), s’est mis en tête de réinventer la noisette en Belgique. Entouré de son épouse et de Pierre-Olivier Bonhomme, expert en gestion forestière et arboriculture, ils ont lancé Agronuts, filière de noisettes, première du genre dans notre petit pays.

Ils ont commencé par exploiter 20 hectares sur la ferme familiale, avant d’étendre la production en nouant des partenariats avec une vingtaine d’agriculteurs en Wallonie, ce qui porte la production à environ 150 hectares. Pour ces producteurs, les noisetiers apportent une diversification rentable à leur ferme, qui est même complémentaire à l’élevage puisque l’installation de poules dans le verger améliore l’entretien des parcelles.

En 2025, avec l’aide de la Région wallonne, ils se sont équipés pour trier, décortiquer et torréfier eux-mêmes leurs noisettes. Mêmes les coques sont valorisées en biomasse pour chauffer l’installation.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Dès que c’est possible, nous remplaçons un aliment que nous importons par une alternative belge, c’est tout simplement notre raison d’être: soutenir les producteurs locaux. Ainsi, votre alimentation parcourt moins de kilomètres, nous travaillons en direct avec le producteur, ce qui nous amène plus de transparence, de fraîcheur, et même un prix plus abordable !

Petite anecdote: les arbustes d’Agronuts sont nés en Italie, chez le même pépiniériste que celui qui fournit Altalanga, les noisettes que nous avions auparavant.

Vidéos

#jcl – Rencontrez le roi de la noisette – Agronuts (Apaq-W)