Thierry, Albine et Julien de la Comète

La Comète Végé

Leur histoire

La Comète, c’est l’histoire d’une liégeoise et deux liégeois qui se sont lancé le défi en 2020 de concocter une alternative végétale à la saucisse séchée et aux lardons fumés. Ils mettent d’abord au point la Comète Paprika sous forme de saucisse séchée à émietter, puis la Comète Allumettes, véritable lardon végétal fumé.

Ces derniers sont produits de manière artisanale à Liège depuis 2023, à partir de soja bio cultivé et transformé en Autriche, dans un atelier entièrement alimenté en électricité renouvelable par un moulin à eau. Les protéines de soja sont réhydratées dans un bouillon maison comprenant des oignons, de l’ail, un peu de sauce soja et un mélange secret d’épice qui fait toute la différence! Une fois toutes ces alléchantes saveurs absorbées par les allumettes, elles sont disposées sur des claies avant d’être fumées aux copeaux de chêne puis séchées.

Comment cuisiner les allumettes ?

Les allumettes remplacent très bien les lardons dans toutes les préparations: omelette, chili, tartiflette, moussaka…

Avant de les cuisiner, faites tremper les allumettes (±20g par personne) dans un bol d’eau chaude pendant 5-10 minutes. Ensuite, cuisinez-les comme des lardons en les faisant revenir dans une poêle avec de l’huile (soyez généreux, il n’y a aucune matière grasse dans les ingrédients) pendant environ 10 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes.

Pour les plus gourmand·e·s, vous pouvez les croquer sèches telles quelles, ou les parsemer dans une belle salade de saison!

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Nous sommes de plus en plus nombreux et nombreuses à vouloir manger moins de viande, mais de la meilleure viande. Pour garantir un bol alimentaire équilibré, nous devons donc trouver nos sources de protéines dans d’autres aliments. La plupart des alternatives végétales et vegan qu’on trouve dans les supermarchés sont très transformées et ne sont pas du tout transparents sur l’origine des ingrédients.

Quand on a découvert la Comète, on est tombés sous le charme: leurs produits sont préparés à Liège, le soja vient d’Autriche (à défaut d’avoir du soja belge… pour le moment), les allumettes sont faciles à conserver et à cuisiner et surtout… leur goût est irrésistible!

Sikou

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

En attendant de trouver la crème glacée parfaite fabriquée à Liège avec les ingrédients des producteurs de notre coopérative, nous avons déniché les glaces Sikou, produites près de Bruxelles. Leur particularité? Les glaces Sikou sont faites avec le lait cru d’un seul fermier, qu’ils pasteurisent eux-mêmes à l’atelier tout proche de la ferme. Travailler de cette manière permet de conserver toutes les qualités nutritionnelles du lait, ce qui n’est pas le cas lorsque le lait subit les traitements longue conservation habituels (UHT, micronisation et standardisation), et donner un produit plus digeste, mieux tolérés par nos organismes. Ils n’ajoutent ensuite qu’un minium d’ingrédients (du jamais vu) pour une glace avec un max de goût, 100% certifiée bio.

L’histoire de Sikou

S’appeler Bruno Lai et faire de la crème glacée, ça ne s’invente pas! En 2009, Bruno tient un petit restaurant bio à Etterbeek, qui comporte un présentoir de glaces maison. Deux ans plus tard, le restaurant fait faillite mais est heureusement repris par une équipe qui s’associe à Bruno pour relancer la production, cette fois en pots exclusivement, tout en gardant la même recette qu’aux débuts.

Comment les glaces Sikou sont-elles produites ?

D’abord, on peut parler ici de véritables crèmes glacées puisqu’elles contiennent le minimum légal de 8% de matière grasse du lait pour mériter cette appellation, pourcentage que n’atteignent pas la plupart des glaces industrielles.

Tout commence évidemment dans la ferme laitière, où les vaches sont traites tous les 3 jours. Le lait frais est amené à l’atelier, mélangé aux ingrédients puis maturé pendant une nuit entière. C’est le lendemain que la magie opère : les glaces sont turbinées et mises en pot.

Est-ce que de l’air est ajouté à la glace ?

Légalement, un litre de glace doit peser minimum 450 grammes. Comme la glace est habituellement vendue au volume et pas au poids, les industriels ajoutent souvent de l’air pour gonfler artificiellement son volume. Rien de tout ça chez Sikou, leurs crèmes glacées pèsent entre 800 et 860 grammes par litre.

Quels sont les ingrédients utilisés ?

  • Lait de ferme cru bio
  • Chocolat: mélange de deux chocolats d’Equateur (80% de cacao) et de Sao Tomé (66% de cacao), issus d’une coopérative de commerce équitable
  • Vanille: à partir de gousses de vanille de Madagascar entières, qu’ils coupent à la main et font infuser eux-mêmes (contrairement à l’industrie qui utilise des grains de vanille pour l’aspect visuel, avec ajout d’arômes artificiels)
  • Café: le même café Kivu que celui que vous trouvez dans nos magasins, fourni par Ethiquable (commerce équitable)
  • Purée de fraises cultivées en Italie/France/Espagne
  • Sucre de canne semi-raffiné: produit au Brésil, fairtrade
Oodima (Sylvie et Stéphane)

Oodima

Leur histoire

Si les savons Oodima sentent bon la nature et le grand air, c’est parce qu’ils sont nés dans les champs ! Après avoir repris la ferme familiale à Saive, Nicolas Ancion se met à y cultiver du tournesol bio. Après avoir récolté les graines, il les fait presser pour en extraire une excellente huile alimentaire vierge. Alors qu’il cherchait à diversifier ses débouchés, il lui vient l’idée d’en faire du savon ! Boris, chercheur en chimie, enfile son tablier et relève le défi de mettre au point un savon à la fois liquide (pour la facilité d’utilisation), et saponifié à froid (plus écologique car peu gourmand en énergie et en eau). Travail reconnu par plusieurs labels et certifications : Slow cosmétique, Ecocert, Artisans certifiés et Prix juste producteur.

En 2024, les deux génies passent le flambeau à Stéphane et Sylvie, savonniers du royaume, qui reprennent la production avec l’ambition de réduire le nombre d’ingrédients et améliorer la méthode pour produire des savons surgras, un petit plus pour l’hydratation de la peau.

Leurs produits

Dans leur gamme, nous avons choisi le savon corps (flacon doseur), le savon mains (pousse-mousse) et les recharges (gros flacon), tous en deux variantes: Menthe poivrée & Citron ou Ylang Ylang & Géranium.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Parce que la transformation en savon de l’huile de Nicolas permet un véritable soutien à sa ferme. Par ailleurs, toutes les matières premières sont naturelles et certifiées bio, et aucun parfum n’est ajouté, seulement des huiles essentielles bio.

Surtout, une attention particulière est portée à la transparence sur l’origine des ingrédients utilisés, un principe essentiel chez Les Petits Producteurs. La plupart viennent de Floressence, fournisseur spécialisé situé à Sainte-Walburge, qui a été ravi de nous en dire plus sur la provenance de chacun d’entre eux, voir ci-dessous.

Huile de chanvre belge et bio
Produite par Pur Chanvre à Othée (15km de Liège centre)

Huile de coco bio saponifiée
Dans l’industrie cosmétique, on utilise souvent du copra, de la chair de coco qui est chauffée pour en extraire le maximum d’huile. Elle n’est donc plus vierge et perd certaines propriétés.

Oodima a choisi une huile de coco certifié bio et Fair trade, produite en première pression à froid aux Philippines, là où sont récoltées les noix de coco par des hommes et des femmes, pas par des singes exploités. Elle est ensuite importée en Europe par bateau et désodorisée aux Pays-Bas.

Huile de ricin bio
Les graines de ricin sont originaires d’Inde, pressées en Allemagne et certifiées bio.

Huiles essentielles bio

  • Huile essentielle de zeste d’orange douce : producteur espagnol (Murcie) qui cultive les oranges et extrait les huiles essentielles lui-même, importée en direct par Floressence.
  • Huile essentielle de géranium rosat et d’ylang-ylang: producteur à Madagascar qui cultive et distille lui-même, importée en direct par Floressence.
  • Huile essentielle de pin sylvestre : producteur bulgare qui cultive et distille lui-même, importée en direct par Floressence.
  • Huile essentielle de menthe poivrée : producteur indien importé par un intermédiaire
  • Huile essentielle de palmarosa : association de petits producteurs népalais

Glycérine
La glycérine n’est pas ajoutée comme ingrédient, elle est produite naturellement par la réaction chimique de saponification.

© Clémentine Hupez

Benoit Deby

Son histoire

Benoit est un jeune apiculteur, il a commencé l’apiculture il y a quelques années et possède maintenant deux ruchers en région liégeoise🌻.

Il nous propose deux miels crémeux toutes fleurs : un miel de printemps et un miel d’été (disponible uniquement en Neuvice)

Benoit est dans une dynamique de remise en question perpétuelle, il sait qu’il a beaucoup à apprendre des abeilles. Il met tout en place pour prendre soin de ses colonies, tout en nous proposant un miel de super qualité.

Mini interview

🌳 Où sont situées tes ruches et dans quel milieu ?

Les ruches sont actuellement réparties sur deux ruchers :

  • Un à Saive, dans un environnement verdoyant, à quelques centaines de mètres de la ferme de Nicolas Ancion 🌻🐔
  • Un autre à Romsée, à l’orée d’un bois.

🐝 Quelle race d’abeilles utilises-tu ?

Je travaille avec l’abeille Buckfast. J’ai fait ce choix pour différentes raisons :
• J’aime les caractéristiques de cette race (douceur, faible tendance à l’essaimage, résistance aux maladies, production de miel…).
• Je soutiens un éleveur local. J’achète mes reines “souches” (en d’autres mots : les mamans de mes reines) chez un éleveur liégeois que j’apprécie énormément (lui et son travail).
• Je soutiens le programme Arista-bee qui fait un travail de sélection pour une abeille capable de s’adapter au varroa, un acarien qui est le premier responsable de la mortalité des abeilles en Belgique.

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🍯Ton miel est-il plutôt solide ou liquide ?

Je propose un miel « crémeux », un produit agréable à la consommation et stable dans le temps. Le miel étant un produit naturel, c’est lui qui gardera néanmoins le dernier mot sur sa cristallisation.

🌼 Quelle est la différence entre du miel de printemps et du miel d’été ?

Ce sont tous les deux des miels dits “toutes fleurs” cela signifie qu’il ne s’agit pas de miels monofloraux. Ils sont donc caractérisés par les fleurs butinées lors de ces deux périodes de “miellée”. Selon les années, le miel de printemps résulte principalement de la floraison des fruitiers, de l’aubépine et du pissenlit, le miel d’été vient quant à lui principalement du tilleul, de la ronce et du trèfle.

💰 L’apiculture est-elle ton activité principale? Te permet-elle d’en vivre?

Non, l’apiculture est une activité complémentaire.

🫙 Tes bocaux sont-ils consignés? Si non, on peut t’aider pour que ce soit le cas? ♻️

Actuellement, pour des raisons d’hygiène et de logistique, je ne récupère pas les pots vides. J’ai néanmoins opté pour des pots en verre en « grand » format (500g) avec un couvercle en métal pour qu’ils puissent être réutilisés par leurs futurs propriétaires, pour acheter du vrac chez Les Petits Producteurs par exemple ! 😉

Néanmoins, je vais réfléchir à cette proposition et voir ce qui est faisable à l’avenir !

© nOk

nOk

Leur histoire

Hortense de Castries et Éric Loise sont “nuciculteurs” : ils récoltent les noix des arbres plantés par Éric à Grand-Leez (Gembloux). Les noix en coque sont séchées sur place afin d’avoir une très longue conservation et les cerneaux sont obtenus par une petite chaîne de cassage.
Historiquement, nous travaillions avec un producteur grec, maintenant qu’une filière de production de noix bio wallonne est enfin lancée, nous faisons de la place à Hortense et Éric pour nous régaler.

#jcl – Nourrir aujourd'hui. Préserver demain – Nok (Apaq-W)
récolte des noix 2018
© Ferme du Vieux Tilleul

Ferme du Vieux Tilleul

Leur histoire

Corine et Marc Flamand De Wulf se sont installés à la Ferme du Vieux Tilleul en 1986, à Bierwart en Hesbaye, région dont la terre argilo-limoneuse très riche et productive est idéale pour cultiver des légumes. Quelques années plus tard, ils y développent l’élevage d’escargots Petits-Gris. C’est quand les deux garçons, Guillaume et Alex, reprennent la ferme en 2017, qu’ils convertissent l’ensemble de leurs terres à l’agriculture biologique.

Dans nos magasins, vous trouverez leurs cornichons aigre-doux en bocal. Ils sont cultivés, tranchés et mis en conserve par la famille directement à la ferme.

La fabrication des conserves de cornichons en images: https://www.facebook.com/fermeduvieuxtilleul/posts/pfbid033nHM1bPfvuF1pyLqWMgBEP4Aks8hWbvJNMSoTuKaHjvH9SYTRgHvkoNW8Kw29Qiol

Les Grands Blés

Son histoire

Qualifiée de “grenier à blé” de la Wallonie, la Hesbaye produit pourtant peu de céréales destinées à l’alimentation humaine. En Wallonie, 80% des céréales produites sont exportées ou utilisées pour produire de l’énergie ou nourrir le bétail.

Sur les 200 moulins en activité au siècle dernier en Province de Liège, il n’en reste plus que 5 ! Parmi eux, le moulin Les Grands Blés a vu le jour en 2019 à Saint-Georges-sur-Meuse.

Rafael, jusqu’alors vendeur d’éclairages LED, se forme en permaculture et agro-écologie et décide de relancer une filière de farines locales dans la région. Il crée un petit réseau de producteurs locaux qui le fournissent en céréales et installe son petit moulin pour moudre leurs grains sur pierre à froid pour conserver tous leurs arômes et leurs nutriments. Résultat: des farines d’une finesse exceptionnelle qui traduisent son enthousiasme et ses convictions tout en perpétuant un savoir-faire ancestral.

Agriculteurs qui fournissent les céréales

  • Tanguy De Grady (Hesbaye)
  • Laurent Streel (Hesbaye) – qui nous a déjà fourni des pommes pour la fabrication de notre jus
  • Jeremy Vermeeren (Brabant-Wallon)
  • François-Xavier Warnitz (Hainaut)
  • Ferme à Havelange (Condroz)
  • Felix De Bouzie (Flandre)

Ses produits

🌾 Farine de froment blanche 65% (en vrac)
Raphaël assemble les récoltes de ses agriculteurs partenaires, et complète avec des céréales de Farm for Good, une asbl qui rassemble des producteurs en transition agro-écologique.
La composition de la farine change donc d’une année à l’autre !

Les blés actuellement cultivés sont des froments bio haute paille classiques, le projet est de se diriger majoritairement vers des variétés paysannes.
Taux de protéines: 11-12%

🌾 Farine de froment grise 78% (en vrac)
Idem que ci-dessus
Taux de protéines: 11-12%

🌾 Farine d’épeautre blanche 65% (en vrac)
La variété utilisée est le Sérénité, un grand épeautre belge de grande qualité boulangère, gustative et nutritive. Il peut être utilisé dans toutes les recettes, en adaptant les quantités puisque sa concentration en gluten est moins élevée que le froment.

🌾 Farine d’épeautre semi-complet 78% (en vrac)

🌾 Farine de petit épeautre 87% (sac de 1kg)
Le petit épeautre est un blé ancien peu productif mais très riche en fibres et minéraux. Il est particulièrement apprécié des personnes sensibles ou intolérantes au gluten car il ne contient que 4% de protéines (gluten). Par ailleurs, il a un goût unique qui donne un goût particulier aux pains et pâtisseries.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Comme nous, Raphaël est convaincu que travailler avec des producteurs de la région est la meilleure façon de garantir des produits bio, locaux, cultivés avec humanité et intelligence.
C’était donc une évidence de travailler ensemble, surtout qu’il va un cran plus loin que le label bio classique: les producteurs qu’il a choisis travaillent en agro-écologie, sans produits chimiques ni engrais de synthèse. Ils mettent en place des abris pour la biodiversité (haies, prés fleuris, marres) et cultivent sur sol vivant, c’est-à-dire qu’ils ne labourent pas leurs terres : les sols sont toujours couverts par une culture de céréale ou un engrais végétal.
Ils cultivent des variétés anciennes de blé, d’origine européenne voire même belge ! On adore car cela fait totalement écho à notre vision d’une agriculture durable et responsable.

Comment fonctionne un moulin sur pierre ?

Histoire d’un grain

Leur histoire

Histoire d’un grain est une coopérative créée en 2018 qui produit et transforme des céréales panifiables sur le plateau de Herve. Leur objectif est de rendre notre alimentation plus résiliente en maîtrisant tout, du grain jusqu’au pain. Leur coopérative rassemble donc aussi bien des agriculteurs, que des artisans-boulangers ou citoyens.

Les céréales sélectionnées sont bio, reproductibles, non hybrides et cultivées en rotation par plusieurs agriculteurs locaux (Ferme Schiepers à Antheit, Ferme Schillings à Warsage, Ferme Dallemagne à Comblain-au-Pont). À terme, l’objectif est d’utiliser des variétés anciennes de céréales.

Histoire d’un grain moud ses céréales à Thimister sur meule de pierre. Avec cette technique traditionnelle, les rendements sont plus faibles, mais la farine est de bien meilleure qualité. En effet, le grain est déroulé dans sa totalité et n’est pas chauffé, ce qui permet de préserver toutes ses qualités nutritives.

Leurs produits

La coopérative produit plusieurs farines, nous avons sélectionné celles-ci que vous trouverez dans nos magasins :

  • Farine semi-complète de seigle (sac de 2kg)
  • Farine semi-complète d’épeautre (sac de 2kg)

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Parce qu’ils proposent des produits de grande qualité qui complètent bien notre gamme, et surtout parce que c’est une petite coopérative qui défend l’économie sociale. Tout comme nous, ils s’engagent sur le long terme avec leurs producteurs et au prix juste.

Histoire d'un grain : de la farine pour changer le monde

Ferme Ancion

Son histoire

Nicolas Ancion est fils et petits-fils d’agriculteur bio à Saive (Blégny). Son grand-père avait une ferme laitière (qui n’existe plus aujourd’hui) et son père exploitait de grands cultures conventionnelles. Nicolas reprend la ferme à son tour, avec le défi de passer l’exploitation en bio, tout en diversifiant ses activités : grandes cultures bio et élevage de poulet fermier en plein air. Premier producteur wallon de tournesol bio (pressé pour en faire de l’huile, soit alimentaire, soit transformée en savon), il a le projet de créer une coopérative de producteurs de tournesol pour mutualiser leurs outils de transformation, une idée qu’on soutient pour resserrer les liens entre acteurs du circuit-court !

Ses produits

Huile de tournesol bio

Nicolas cultive du tournesol bio sur ses champs à Saive, en rotation avec des légumineuses et des céréales destinées à l’alimentation animale (blé, orge, avoine). Après avoir fait pousser un engrais vert, il sème en plein champ au printemps et n’ajoute rien d’autre que le fumier de ses propres poulets. Les ruches de “Une abeille en Basse-Meuse“, installées dans ses champs, bourdonnent de pollinisateurs qui butinent de fleur en fleur. Entre septembre et novembre, quand les tournesols ont séché sur pied, il les récolte et les fait presser au Luxembourg.

Les graines de tournesol passent dans un broyeur qui en extrait une huile 100% vierge, par pression mécanique uniquement, sans solvants ni chaleur, ce qui préserve l’entièreté des valeurs nutritives. Le tourteau (résidus de la presse) est donné à ses poules ou aux vaches de la Ferme Counasse dont nous vendons le fromage.

Une huile à déguster crue ou utiliser en cuisson

La variété utilisée par Nicolas produit une huile de tournesol oléique : contrairement à l’huile de tournesol linoléique largement répandue (95% des surfaces européennes de tournesol), elle peut être chauffée sans risque pour la santé. Non raffinée ni désodorisée, ses bienfaits sont comparables à ceux de l’huile d’olive. Elle s’oxyde moins vite, pour autant qu’elle soit conservée à l’abri de la lumière, idéalement au frigo. Ses utilisations sont nombreuses et variées : en vinaigrette, à la poêle, au four, dans une mayonnaise,…

Une partie de cette huile est transformée en savon liquide sous la marque Oodima.

Poulet fermier

Nicolas élève des poulets de chair « Gallus Belgicus » (Coucou de Malines, race belge et rustique) sur une pâture pensée en agroforesterie, en croissance lente (environ 100 jours d’élevage). Ils sont nourris principalement avec des céréales de la ferme et l’herbe du terrain. La finition se fait à l’ancienne, comme le faisait sa grand-mère : il leur donne du froment trempé dans du lait ! Ce petit secret donne à la viande un gras persillé et une onctuosité qui font toute leur qualité.

Contrairement aux pratiques industrielles, Nicolas n’a pas recours au broyage des poussins, les poulets livrés peuvent donc être des mâles ou des femelles.

Ayant récemment changé de prairie, Nicolas doit passer par la case « conversion bio » pendant un an avant que ses poulets ne puissent être certifiés bio, comme le reste de sa ferme.

Pourquoi travaillons-nous ensemble ?

Nous collaborons avec Nicolas car la manière de gérer sa ferme est incroyable. Comme il le dit lui-même:

Chez nous, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme: les cultures (y compris les déchets de presse de tournesol, riche en protéines) offrent une nourriture de qualité à nos poulets, la litière des poulets retourne sur les champs comme amendement organique, bio et local.

Nicolas Ancion

Ce modèle de ferme en polyculture-élevage le rend plus autonome vis-à-vis des intrants et lui permet de faire face aux risques climatiques et économiques.

De plus, la culture de tournesol est assez novatrice dans la région (depuis 2021 environ), Les Petits Producteurs se devait de soutenir cette nouvelle diversification agricole, en ajoutant son huile de tournesol à notre gamme.

Une partie de l’équipe des Petits Producteurs en visite chez Nicolas Ancion (au centre) le 29 juin 2023
Fromagerie du Bairsou © Unis Verts Paysans

Fromagerie du Bairsoû

Son histoire

Créée en 1998 à Hénumont (Trois-Ponts), la Fromagerie du Bairsoû devient une coopérative en 2014. Plusieurs producteurs de lait de la région deviennent alors coopérateurs de la fromagerie, ce qui permet d’assurer un bon suivi et de fixer collectivement le prix d’achat du lait et les critères de qualité.

Benoît Robert, le fromager, produit une dizaine de fromages différents, au lait de vache, de brebis ou de chèvre, tous à base de lait local, qu’il affine dans leur cave. Quand d’autres ingrédients sont ajoutés au fromage, comme le miel, le thym, et les fleurs qui garnissent la croûte de certains d’entre eux, il est attentif à ce que leur provenance soit la plus locale possible.

Par l’installation d’un chauffage au bois et d’une station d’épuration à la ferme, la fromagerie pousse encore plus loin son engagement pour un environnement durable.

Pourquoi travaillons-nous avec ce producteur ?

Évidemment parce que leurs fromages sont excellents, locaux et bio, on craque en particulier pour la tomme de chèvre thym-miel, dont la croûte sera du plus bel effet sur un plateau fromage en apéro. Mais aussi parce que nous partageons leurs valeurs fortes d’économie sociale et de soutien aux producteurs. En effet, en tant que coopérative, la Fromagerie du Bairsoû met sur le même pied d’égalité les fromagers et les producteurs laitiers: ensemble, ils se mettent d’accord sur un prix juste, qui rémunère correctement les producteurs, qui permet également au fromager de vivre de son travail, et qui reste le plus abordable possible pour les consommateurs.